{"id":97,"date":"2007-03-07T10:53:43","date_gmt":"2007-03-07T10:53:43","guid":{"rendered":"http:\/\/www.moebius77.com\/blog2\/?p=97"},"modified":"2007-03-07T10:53:43","modified_gmt":"2007-03-07T10:53:43","slug":"muere-filosofo-jean-baudrillard","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.moebius77.com\/blog2\/2007\/03\/muere-filosofo-jean-baudrillard\/","title":{"rendered":"Muere Fil\u00f3sofo Jean Baudrillard"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"\/blog\/index.php?2007\/03\/07\/234-muere-filosofo-jean-baudrillard\"><img decoding=\"async\" src=\"\/blog\/images\/images2\/baudrillard.jpg\" alt=\"(1929-2007)\"\/><\/a> <\/p>\n<p>Uno de los pocos tipos pensantes que quedaba en este pa\u00eds pas\u00f3 a mejor vida, a los 77 a\u00f1os.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Jean Baudrillard, pensador complejo que se mov\u00eda entre la filosof\u00eda, la sociolog\u00eda, la ling\u00fc\u00edstica y b\u00e1sicamente cualquier cosa medio coherente, muri\u00f3 ayer. L\u00e1stima, porque al menos en Francia, lo que queda ahora son los mal llamados &#8220;neo-r\u00e9acc&#8221; como Bernard Henri-L\u00e9vy, Alain Finkelkraut y Glucksmann. Cada uno m\u00e1s detestable que el otro, Glucksmann apoyando la guerra en Irak y Finkelkraut hablando mal de los inmigrantes en los suburbios de Par\u00eds y pidiendo que les echen a la polic\u00eda. Vaya grupito de &#8220;pensadores&#8221;.<\/p>\n<p>Baudrillard siempre fue, como los grandes pensadores franceses, un marginal, ignorado por el sistema y criticado ya que nadie sab\u00eda bien d\u00f3nde colocarlo, si en filosof\u00eda, sociolog\u00eda u otro. Eso no le gusta a la gente que quiere recibir informaci\u00f3n sin pensar; la aparici\u00f3n de personas complejas que exigen esfuerzos intelectuales de la parte del lector siempre son rechazados.<\/p>\n<p>Personalmente, recuerdo con claridad la lucidez de Jean Baudrillard luego de los atentados del 11 de Septiembre. Fue el \u00fanico que logr\u00f3 producir un an\u00e1lisis novedoso, y entre art\u00edculos pat\u00e9ticos de Richard Rorty o Francis Fukuyama, Baudrillard realiz\u00f3 una lectura basada en su comprensi\u00f3n de un &#8220;evento&#8221; (\u00e9v\u00e9nement) que part\u00eda la historia en dos. Genial.<\/p>\n<p>Aqu\u00ed les dejo el art\u00edculo en franc\u00e9s de Le Monde. Despu\u00e9s de Lyotard, Derrida y Baudrillard; \u00bfqui\u00e9n nos queda? Humberto Eco, supongo&#8230; Y los dem\u00e1s contados con los dedos de una mano.<\/p>\n<p> <\/p>\n<p><b><font size=\"3\">Jean Baudrillard, sociologue et philosophe, est mort<\/font><\/b><\/p>\n<p>LE MONDE | 07.03.07 | 10h18  &#8211;  Mis \u00e0 jour le 07.03.07 | 10h18 <\/p>\n<p>Le sociologue et philosophe Jean Baudrillard est mort, mardi 6 mars, \u00e0 Paris, des suites d&#8217;une longue maladie. Il \u00e9tait \u00e2g\u00e9 de 77 ans. N\u00e9 le 20 juillet 1929 \u00e0 Reims (Marne), Jean Baudrillard devient professeur d&#8217;allemand dans l&#8217;enseignement secondaire, apr\u00e8s des \u00e9tudes d&#8217;allemand \u00e0 la Sorbonne, en m\u00eame temps qu&#8217;il fait ses d\u00e9buts comme critique litt\u00e9raire. Sa premi\u00e8re publication est une traduction (en collaboration avec Gilbert Badia) des Dialogues d&#8217;exil\u00e9s de Bertolt Brecht. Au d\u00e9but des ann\u00e9es 1960, il traduit des textes de Marx et d&#8217;Engels (pour les Editions sociales) ainsi que plusieurs livres de l&#8217;\u00e9crivain allemand Peter Weiss (dont le fameux Marat\/Sade). <\/p>\n<p>Parall\u00e8lement, il reprend des \u00e9tudes sup\u00e9rieures, cette fois en philosophie, et soutient, en 1966, sous la direction d&#8217;Henri Lefebvre, une th\u00e8se intitul\u00e9e Le Syst\u00e8me des objets (Gallimard, 1968). Ce travail marque l&#8217;entr\u00e9e de Baudrillard sur la sc\u00e8ne de la recherche sociologique. On y d\u00e9c\u00e8le \u00e0 la fois des centres d&#8217;int\u00e9r\u00eat nouveaux (la vie des &#8220;signes&#8221;, destin\u00e9s par les lois du capitalisme \u00e0 \u00eatre &#8220;consomm\u00e9s&#8221; de plus en plus rapidement) et un ton de voix original, parfois incantatoire, souvent d\u00e9capant. <\/p>\n<p>La suite de la carri\u00e8re de Baudrillard se d\u00e9roule d&#8217;abord \u00e0 l&#8217;universit\u00e9 Paris-X (Nanterre), o\u00f9 il devient professeur, en 1972, puis \u00e0 l&#8217;Institut de recherche sur l&#8217;innovation sociale du CNRS et finalement (\u00e0 partir de 1986) \u00e0 l&#8217;Institut de recherche et d&#8217;information socio-\u00e9conomique de l&#8217;universit\u00e9 Paris-IX (Dauphine), o\u00f9 il est directeur scientifique. Mais c&#8217;est surtout la publication de Pour une critique de l&#8217;\u00e9conomie politique du signe (Gallimard, 1972) qui fait de lui une figure majeure de la vie intellectuelle, en France et \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger. <\/p>\n<p>Observateur impitoyable de la soci\u00e9t\u00e9 de consommation et, dans la lign\u00e9e de Lefebvre, de la &#8220;vie quotidienne&#8221; des pays industrialis\u00e9s, Baudrillard n&#8217;entend pourtant se placer ni dans le sillage du marxisme orthodoxe ni dans celui de l&#8217;Ecole de Francfort. Oppos\u00e9 au stalinisme, il est aussi m\u00e9fiant \u00e0 l&#8217;\u00e9gard du trotskisme et du mao\u00efsme. Pour lui, les id\u00e9ologies, comme les modes, se r\u00e9duisent \u00e0 des syst\u00e8mes de signes. Et les signes, quels qu&#8217;ils soient, ne sont jamais que des simulacres. En syst\u00e8me capitaliste, ceux-ci circulent ind\u00e9finiment jusqu&#8217;\u00e0 ce qu&#8217;ils soient totalement d\u00e9mon\u00e9tis\u00e9s. Nous sommes donc condamn\u00e9s \u00e0 manquer l&#8217;essence ultime de la r\u00e9alit\u00e9. Du reste, celle-ci n&#8217;existe pas, et tout ce sur quoi nous pr\u00e9tendrions fonder une nouvelle politique ou une nouvelle th\u00e9orie du social n&#8217;est qu&#8217;illusion. <\/p>\n<p>La pens\u00e9e de Baudrillard, assez proche du situationnisme de Guy Debord, est donc une pens\u00e9e radicalement pessimiste, voire nihiliste. Rien d&#8217;\u00e9tonnant, dans ces conditions, si elle a travers\u00e9 le mouvement de mai 68 sans s&#8217;y attacher vraiment. Ni si elle a refus\u00e9, par la suite, de voler au secours d&#8217;un parti politique, quel qu&#8217;il soit. <\/p>\n<p>Ce n&#8217;est pas dire pour autant que Baudrillard soit apolitique. Bien au contraire, chacun de ses textes &#8211; et il ne cesse de publier &#8211; contribue \u00e0 cette critique des id\u00e9ologies dominantes dont il fait son sport de pr\u00e9dilection. <\/p>\n<p><b>LE GO\u00dbT DU PARADOXE<\/b><\/p>\n<p>Elle est parfois percutante : Le Miroir de la production ou l&#8217;illusion critique du mat\u00e9rialisme historique (Casterman, 1973), L&#8217;Echange symbolique et la mort (Gallimard, 1976) et De la s\u00e9duction (Galil\u00e9e, 1979), par exemple, sont des livres stimulants, qu&#8217;on peut encore relire avec profit. En revanche, L&#8217;Effet Beaubourg et Oublier Foucault (parus en 1977) paraissent davantage r\u00e9dig\u00e9s sous l&#8217;empire des circonstances. Ils signalent la naissance d&#8217;un Baudrillard pol\u00e9miste engag\u00e9 dans l&#8217;actualit\u00e9 &#8211; ainsi que son passage d\u00e9finitif chez l&#8217;\u00e9diteur Galil\u00e9e auquel il va donner plus de vingt livres, souvent marqu\u00e9s eux aussi par une volont\u00e9 de provocation. Les d\u00e9cennies 1980 et 1990 correspondent \u00e0 l&#8217;apog\u00e9e de sa r\u00e9putation internationale. Brillant causeur \u00e0 l&#8217;aise dans toutes les situations, Baudrillard sillonne alors le monde de colloque en colloque et d&#8217;universit\u00e9 en universit\u00e9, donnant des conf\u00e9rences et accordant des entretiens avec g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9. <\/p>\n<p>Ses articles dans la presse et ses textes d&#8217;humeur repris dans Cool Memories (il y en aura cinq volumes de 1987 \u00e0 2005) lui attirent des lecteurs, bien au-del\u00e0 du public sp\u00e9cialis\u00e9. Le go\u00fbt du paradoxe le conduit \u00e0 publier, en 1991, La Guerre du Golfe n&#8217;a pas eu lieu &#8221; pamphlet qui, sous pr\u00e9texte de d\u00e9noncer ce &#8220;simulacre&#8221; de guerre soigneusement orchestr\u00e9 par les m\u00e9dias audiovisuels qu&#8217;aurait \u00e9t\u00e9 selon lui la guerre du Kowe\u00eft, annonce le basculement de Baudrillard dans une version populiste et sch\u00e9matique, d&#8217;antiam\u00e9ricanisme. Au lendemain des attaques du 11-Septembre, Baudrillard publie, dans Le Monde d&#8217;abord (3 novembre 2001) puis chez Galil\u00e9e (2002), L&#8217;Esprit du terrorisme, suivi peu apr\u00e8s d&#8217;un recueil d&#8217;articles sur le m\u00eame sujet, Power Inferno. Un ensemble d&#8217;\u00e9crits caract\u00e9ris\u00e9 par l&#8217;absence de sympathie pour les victimes de la trag\u00e9die et, au plan th\u00e9orique, une double affirmation : le 11-Septembre aurait constitu\u00e9 un \u00e9v\u00e9nement dont tout le monde aurait r\u00eav\u00e9, parce que chacun r\u00eave de la destruction de la puissance am\u00e9ricaine ; et la &#8220;v\u00e9rit\u00e9&#8221; de cet \u00e9v\u00e9nement serait \u00e0 jamais insaisissable, comme si des doutes pouvaient (ou devaient) exister sur l&#8217;origine islamiste de la destruction des tours jumelles. <\/p>\n<p>D\u00e9rive tardive d&#8217;un homme qui avait fait de la provocation un ressort de sa pens\u00e9e &#8221; Quoi qu&#8217;il en soit, on n&#8217;oubliera pas que Jean Baudrillard fut un actif t\u00e9moin de son temps. Par la plume mais aussi par la photographie. Il ne se contentait pas de d\u00e9fendre cet art (par ses contributions \u00e0 des ouvrages de Sophie Calle ou de Luc Delahaye). Il le pratiquait lui-m\u00eame avec passion, notamment pendant ses innombrables voyages. <\/p>\n<p>De ses propres photos en couleurs de paysages urbains totalement d\u00e9serts, on retiendra en particulier un choix effectu\u00e9 par lui-m\u00eame et publi\u00e9 sous un titre qui, en un sens, r\u00e9sume bien sa pens\u00e9e : Car l&#8217;illusion ne s&#8217;oppose pas \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 (Descartes, 1998). Tandis qu&#8217;un Cahier de l&#8217;Herne lui \u00e9tait consacr\u00e9 en 2005, il publiait, la m\u00eame ann\u00e9e, plusieurs livres d&#8217;entretiens chez Galil\u00e9e. Jusque dans ses provocations et ses outrances, Baudrillard aura conserv\u00e9 cette passion critique qui donne \u00e0 penser, y compris contre celui qui vous y invite. <br \/>Christian Delacampagne<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><a href=\"\/blog\/index.php?2007\/03\/07\/234-muere-filosofo-jean-baudrillard\"><img decoding=\"async\" src=\"\/blog\/images\/images2\/baudrillard.jpg\" alt=\"(1929-2007)\"\/><\/a> <\/p>\n<p>Uno de los pocos tipos pensantes que quedaba en este pa\u00eds pas\u00f3 a mejor vida, a los 77 a\u00f1os.<\/p>\n<p> <a href=\"http:\/\/www.moebius77.com\/blog2\/2007\/03\/muere-filosofo-jean-baudrillard\/\">Continue reading <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-97","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-antiguas-entradas"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.moebius77.com\/blog2\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/97","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.moebius77.com\/blog2\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.moebius77.com\/blog2\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.moebius77.com\/blog2\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.moebius77.com\/blog2\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=97"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/www.moebius77.com\/blog2\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/97\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.moebius77.com\/blog2\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=97"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.moebius77.com\/blog2\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=97"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.moebius77.com\/blog2\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=97"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}